Cet écart commence à avoir de réelles conséquences financières. En vertu du budget 2025-2026 du Québec, le crédit d’impôt pour frais médicaux de la province s’appliquera, à partir de 2026, uniquement aux services rendus par des professionnels appartenant à un ordre professionnel reconnu par le gouvernement.⁵ Les soins naturopathiques — regroupés avec les autres « médecines douces » que l’Office québécois de la langue française définit comme des approches thérapeutiques dont l’efficacité n’est pas encore validée selon les normes scientifiques conventionnelles — ne seront plus admissibles, contrairement aux professions dont le parcours de reconnaissance formelle est déjà amorcé (l’ostéopathie, par exemple, a reçu un avis favorable de l’Office des professions du Québec en vue d’une reconnaissance éventuelle).⁶
Un naturopathe formé selon des normes rigoureuses — incluant au moins sept années d’études postsecondaires, 1 200 heures de formation clinique supervisée et la réussite du NPLEX ou de l’examen des sciences cliniques de l’Ontario — doit pouvoir se distinguer des praticiens dépourvus de formation médicale normalisée. La réglementation clarifie les rôles respectifs des patients, des médecins, des décideurs et du système de santé.
Soutenir un encadrement professionnel clair, rigoureux et axé sur la protection du public pour la naturopathie au Québec